Chaque année, je me sens un peu tristounette le 31 décembre. J’ai jamais aimé dire au revoir, j’ai jamais aimé les départs non plus.
Pourtant, ce n’est que le temps qui continue, mais ça me chagrine toujours de voir tout ce qui s’est passé et de me dire que j’aurais pu en profiter davantage. L’année 2008 a été une année de nouveaux départs pour moi, nouvelle job, le mariage, le choix de ne plus m’en faire. Quand je pense à 2009, j’ai l’impression que je n’ai rien de grandiose qui s’en vient. J’aimerais ça pouvoir dire que ce sera une grande année pour moi et les miens. Je crois que ce sera une année tout à fait normale. J’apprécie ma vie ici avec mes amis. J’apprécie tout les projets auxquels je peux participer, mais j’ai l’impression qu’il manque un petit quelque chose.
Serais-je en pleine crise de la trentaine?
Peut-être.
Quand j’avais 20 ans, je vivais au quotidien. On avait peu de moyens et on était heureux. On est encore très heureux aujourd’hui et on a beaucoup plus de moyens. Il est peut-être là le trou à combler. Je devrais peut-être partager davantage.
Une autre chose qui m’a toujours “agacée” le 31 décembre, ce sont les partys. C’est une grande frustration intérieure chez-moi. Quand j’étais enfant, on allait parfois dans une fête de famille pour la veillée du Jour de l’An pis c’était assez plate. Mais c’était généralement le 1er janvier que la vraie fête avait lieu chez grand-maman.
Je ne vous l’ai jamais dit ,mais j’ai grandi sur une ferme. Je vivais donc loin de la civilisation. Alors, quand j’étais adolescente, tous mes amis faisaient des fêtes incroyables le 31 décembre; fêtes auxquelles je ne pouvais pas participer. Ma mère disait que nous habitions trop loin et qu’il n’était pas question que je dorme chez des amis. C’était en fait un argument pour ne pas que je consomme d’alcool.
Quand j’ai rencontré mon premier chum, le party de la veille du Jour de l’An était dans sa famille. Nous étions loin des amis et… c’était un peu plate. Depuis que j’ai commencé ma vie d’adulte, soit que le party du Jour de l’An est familial ou que nous sommes sur la route du retour à la maison en prévision du retour au travail quelques jours plus tard.
Ce soir par contre, je vais aller à une fête chez des amis. Un party où tout le monde est invité. Il y aura plusieurs de mes amis, certes, plein de monde que je ne connais pas et des collègues de travail. À minuit, il va falloir que je donne des becs à tout ce monde là. Enfant, je m’enfuyais. Maintenant, je suis polie.
Il y a des gens à qui ça me fait plaisir de leur souhaiter la Bonne Année. D’autres dont je me fiche carrément. C’est la même chose pour les autres. Les bonnes manières nous obligent à souhaiter la Bonne Année à “Chose” dont on ne se souvient plus du nom et qui est trop saoûl pour s’en rappeler lui-même.
Il devrait y avoir une nouvelle convention de la Bonne Année. On la souhaite à ceux qu’on choisit. … Wow, imaginez le scénario le lendemain du Jour de l’An.
- Heille tu sais pas quoi, Machin ne m’a pas souhaité la Bonne Année cette année.
+ J’cré bien, tu l’as traité de trou d’cul toute l’année passée.
Ou encore:
- J’ai vu Machin souhaiter la Bonne Année à la femme de Chose. Il me semblait aussi que c’était pas clair entre eux deux.
+ Moi j’pense que c’est stratégique, Machin veut une promotion pis il essaie séduire la femme de Chose pour qu’elle le convainque qu’il a la tête de l’emploi.
La machine à potins serait en marche. Imaginez hehe!
Ça me donne une idée… je vous en reparle demain pour voir si ça a marché.
Bonne année tout le monde.
E.