La trentaine: des rides et de l’acné en même temps











{22 janvier, 2009}   Révérence

Je dois vous quitter.  Eh oui!  Je vais fermer ce blogue sous peu.

Ah, que de promesse je me suis faites en ouvrant cet espace, mais je dois dire au revoir.

Simplement, le temps me manque.  Un horaire de fou, un mari qui a un horaire de fou, les enfants, les activités et un peu de tricot si j’ai le temps.  Je n’exclue cependant pas la possibilité de revenir un jour dans la blogosphère.  J’aime bien écrire, mais étant trop occupée, je me sens moins inspirée.

À tous ceux qui sont venus me rendre visite, merci et j’espère que votre passage a été agréable.

À tous ceux qui étaient fidèles, merci, merci, merci.  J’aimais bien lire vos commentaires. 

Ce fut un plaisir d’écrire et de découvrir d’autres gens qui faisaient comme moi.  Je continuerai à suivre les grossesses et les déboires des trentenaires de la blogosphère en vous écrivant un petit commentaire de temps en temps.

Au plaisir de vous retrouver un de ces quatre, qui sait.

Eugénie

avoir30ans@gmail.com

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{10 janvier, 2009}   Des p’tits trucs dans mon sac

Cette semaine chez Eugénie

1- Je rumine le fichu Bye Bye 2008 poche.  Depuis sa diffusion, je n’ai pas cessé de chialer contre la piètre qualité de l’émission.  Mon petit avis à moi: les auteurs ne savent pas comment faire de la satyre d’actualité.  Les Zapartistes eux, ils l’ont l’affaire.

Ce qui me dérange le plus dans toute cette histoire, c’est le respect que j’avais pour Véronique Cloutier.  Pas son chum par exemple.  Cette fille m’a toujours semblé sensée.  J’ai toujours eu l’impression qu’elle avait une tête sur les épaules.  Là, je n’arrive pas à comprendre ce qui s’est passé.  Elle a toujours réussi à être visible sans être controversée.  Elle n’est pas du genre parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en.  Ce qui me bouleverse le plus dans toute cette controverse, c’est que je suis déçue du jugement de Véronique Cloutier.

2- Dans le Toronto Star de ce matin on peut lire: A Judge Confront His Fear of AIDS

Pour faire une histoire courte, le juge avait été mal informé sur la transmission du SIDA.  Il a demandé à un témoin séropositif de se présenter en cour avec un masque.

Non mais… C’EST UN JUGE!!!!!

3- Le mot de la semaine: Assez

C’est assez le conflit Israélo-Palestinien.  Il y a assez d’enfants et d’innocents qui sont tombés sous les tirs ennemis.  Les médias nous ont montré assez de ces images insupportables.

Quand j’étais petite, tout comme aujourd’hui d’ailleurs, je ne comprenais pas la guerre.  Je disais toujours à ma mère: « Pourquoi ils ne règlent pas leurs problèmes en jouant au Monopoly? ».

E.



{5 janvier, 2009}   La cellulite de Madonna

Ma fille et moi regardions la revue de l’année 2008 à RDI.  On voit au passage Sir Paul McCartney et Céline Dion sur les Plaines à Québec et Madonna au Centre Bell.  S’en est suivi un échange surprenant.

Ma fille: Maman, qu’est-ce que c’est les petits trous dans les cuisses des femmes adultes?

Eugénie: Des p’tits trous???

Ma fille: Oui tu sais, c’est comme des bosses, mais à l’envers.

Eugénie: Ah ça, c’est de la cellulite.  Mais pourquoi tu me demandes ça?

Ma fille: Ben, les madames à la plage en ont l’été et je pense que Céline Dion aussi.  Je pense que c’est Céline Dion, celle qui a les cheveux blonds et qui danse en montrant ses parties privées (dit-elle en rigolant).

Eugénie: Non elle, c’est Madonna.

Ma fille: Eh bien, maman, je t’annonce que Madonna a de la cellulite!

C’est vrai que Madonna a 50 ans, elle a le droit d’avoir de la cellulite, mais vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point ça m’a fait plaisir d’entendre ça.

Il y a eu par contre un autre événement qui s’est passé à la maison et qui a laissé Papa et Maman un peu perplexes.

Mon fils: C’est Papa qui a la plus grosse bédaine.

Ma fille: Non, c’est Maman.

Mon fils: Non, c’est Papa parce que ça fait une bosse dans son chandail.

Ma fille: Mais Maman elle ne veut pas se mettre en maillot de bain parce qu’elle a une grosse bédaine.

Mon fils: Moi je dis que c’est Papa qui gagne…

Ma fille: Moi je dis que c’est Maman…

Et ainsi de suite jusqu’à ce que mon chum et moi décidions de nous retirer… en pleurant!

E.



{4 janvier, 2009}   Le mot du jour: Imparfait

Imparfait: C’est le temps de verbe qui évoque une action du passé qui dure dans le temps.  C’est aussi l’attaque d’Israel dans la Bande de Gaza; une action du passé qui dure encore trop longtemps.



{1 janvier, 2009}   Banane

Je n’ai pas pu appliquer ma nouvelle convention de la Bonne Année hier.  J’ai bu comme un trou, j’ai donné des becs à plein de monde que je ne connaissais pas et je me suis endormie dans les manteaux des invités.  C’est sans doute le meilleur party du Jour de l’An que j’aie jamais eu.

Méchant party.

J’ai ajouté une résolution à ma liste, je vais appeler ça le mot du jour.  Chaque jour, j’ai un mot qui illustre soit mon état d’esprit, soit la réalité de l’actualité, soit les deux en même temps.

Le mot du jour:

Banane

Définition: « C’est l’état de mon intelligence aujourd’hui et Banananée tout le monde. »

E.



{31 décembre, 2008}   La twist du 31

Chaque année, je me sens un peu tristounette le 31 décembre.  J’ai jamais aimé dire au revoir, j’ai jamais aimé les départs non plus. 

Pourtant, ce n’est que le temps qui continue, mais ça me chagrine toujours de voir tout ce qui s’est passé et de me dire que j’aurais pu en profiter davantage.  L’année 2008 a été une année de nouveaux départs pour moi, nouvelle job, le mariage, le choix de ne plus m’en faire.  Quand je pense à 2009, j’ai l’impression que je n’ai rien de grandiose qui s’en vient.  J’aimerais ça pouvoir dire que ce sera une grande année pour moi et les miens.  Je crois que ce sera une année tout à fait normale.  J’apprécie ma vie ici avec mes amis.  J’apprécie tout les projets auxquels je peux participer, mais j’ai l’impression qu’il manque un petit quelque chose.

Serais-je en pleine crise de la trentaine?

Peut-être.

Quand j’avais 20 ans, je vivais au quotidien.  On avait peu de moyens et on était heureux.  On est encore très heureux aujourd’hui et on a beaucoup plus de moyens.  Il est peut-être là le trou à combler.  Je devrais peut-être partager davantage.

Une autre chose qui m’a toujours « agacée » le 31 décembre, ce sont les partys.  C’est une grande frustration intérieure chez-moi.  Quand j’étais enfant, on allait parfois dans une fête de famille pour la veillée du Jour de l’An pis c’était assez plate.   Mais c’était généralement le 1er janvier que la vraie fête avait lieu chez grand-maman. 

Je ne vous l’ai jamais dit ,mais j’ai grandi sur une ferme.  Je vivais donc loin de la civilisation.  Alors, quand j’étais adolescente, tous mes amis faisaient des fêtes incroyables le 31 décembre; fêtes auxquelles je ne pouvais pas participer.  Ma mère disait que nous habitions trop loin et qu’il n’était pas question que je dorme chez des amis.  C’était en fait un argument pour ne pas que je consomme d’alcool.

Quand j’ai rencontré mon premier chum, le party de la veille du Jour de l’An était dans sa famille.  Nous étions loin des amis et… c’était un peu plate.  Depuis que j’ai commencé ma vie d’adulte, soit que le party du Jour de l’An est familial ou que nous sommes sur la route du retour à la maison en prévision du retour au travail quelques jours plus tard.  

Ce soir par contre, je vais aller à une fête chez des amis.  Un party où tout le monde est invité.  Il y aura plusieurs de mes amis, certes, plein de monde que je ne connais pas et des collègues de travail.  À minuit, il va falloir que je donne des becs à tout ce monde là.  Enfant, je m’enfuyais.  Maintenant, je suis polie.  

Il y a des gens à qui ça me fait plaisir de leur souhaiter la Bonne Année.  D’autres dont je me fiche carrément.  C’est la même chose pour les autres.  Les bonnes manières nous obligent à souhaiter la Bonne Année à « Chose » dont on ne se souvient plus du nom et qui est trop saoûl pour s’en rappeler lui-même. 

Il devrait y avoir une nouvelle convention de la Bonne Année. On la souhaite à ceux qu’on choisit.  … Wow, imaginez le scénario le lendemain du Jour de l’An.

– Heille tu sais pas quoi, Machin ne m’a pas souhaité la Bonne Année cette année.

+ J’cré bien, tu l’as traité de trou d’cul toute l’année passée.

Ou encore:

– J’ai vu Machin souhaiter la Bonne Année à la femme de Chose.  Il me semblait aussi que c’était pas clair entre eux deux.

+ Moi j’pense que c’est stratégique, Machin veut une promotion pis il essaie séduire la femme de Chose pour qu’elle le convainque qu’il a la tête de l’emploi.

La machine à potins serait en marche.  Imaginez hehe! 

Ça me donne une idée… je vous en reparle demain pour voir si ça a marché.

Bonne année tout le monde.

E.



{29 décembre, 2008}   Top 10 2008

Voici 10 choses que j’ai faites au cours des 12 derniers mois.  C’est difficile.  Je sais ce qui vient en première position, je sais ce qui vient en 10e position, mais entre les deux… j’ai l’impression qu’il ne s’est rien passé.

10- J’ai ouvert un blogue

9- Je me suis fait couper 2 pieds de cheveux

8- J’ai eu un BlackBerry

7- J’ai eu ma première contravention à vie (Je suis une bonne fille y paraît)

6- J’ai eu du plaisir à voir la personne que je déteste le plus se planter

5- J’ai changé de job

4- J’ai pris 15 livres 😦

3-J’ai moins travaillé que l’année passée

2- J’ai baisé en territoire communiste

1- Après 11 ans de vie commune, je me suis mariée


À part les 2 premières positions, disons que mon bilan est un peu plate.  Je me lance dans le top 10 des choses à faire en 2009.

10- Retourner baiser en territoire communiste (trop cool)

9- Aller au lancement du tome 2 des Chroniques d’une Mère Indigne.

8- Lancer mon entreprise en ligne (je vous en dirai plus dans quelques mois)

7- Me remettre à jouer de la guitare

6- Faire le Téléjournal au moins une fois

5- Perdre 25 lbs

4- M’inscrire et aller au YMCA

3- Prendre mon pied dans ma job

2-Aller à New York

1- Construire mon atelier au sous-sol

Il faudrait que je pense revenir à cette liste régulièrement.

E.



{25 décembre, 2008}   1-800-SANTA

Mon fils et mois étions au Grand ciel bleu quelques jours avant Noël.  Il désirait ardemment au AUTRE livre de dinosaures.

Mon fils: Maman, je veux le livre des dinosaures.

Eugénie: Chéri, tu en as déjà une douzaine à la maison.  Il ne faudrait pas exagérer.

Mon fils: Mais Maman, je n’en ai pas comme celui-là.  Regarde, il y a des images de tyrannosaurus rex en trois dimensions.

Eugénie: C’est Noël dans quelques jours, il faudra attendre que le Père Noël passe.

Mon fils: Je ne l’ai pas commandé sur ma liste, il ne va pas me l’apporter.

Eugénie qui commence à s’impatienter: J’ai dit non.  Tu recevras pleins de cadeaux mercredi soir, alors oublie ça.

Le chialeux (Mon fils): Maaaammmmaaaaannnnnn, mwa ye le veux bon!

Eugénie qui en a plein son casse: Heille, si t’arrêtes pas de chialer, je vais appeler le Père Noël.

Le chialeux: Meuh!  Tu connais même pas son numéro.

Eugénie: Oooouuuuiiiii!  Je l’ai dans mon Blackberry.

La Sulfureuse qui était à mes côtés a failli mourir de rire.

****************

Ça y est, ma fille ne croit plus au Père Noël.  Elle nous l’a avoué ce matin.

Elle l’a appris en allant fouiller au sous-sol pour trouver des pétards de Noël.  C’est là qu’elle a trouvé les cadeaux.  Sans dire de qui elle tient, je dois dire qu’elle a été vite sur la déduction.

Cadeaux sous l’escalier = Le Père Noël n’existe pas

Elle prend la nouvelle avec beaucoup de candeur.  Comme elle est une bonne fille, elle accepte de jouer le jeu et de ne pas le dire à son petit frère.  Quoique côté subtilité, je ne veux pas dire de qui elle tient, mais là, c’est moins fort.

Il reste à voir encore combien de temps elle pourra le lui cacher.


Joyeuses Fêtes

E.



{18 décembre, 2008}   J’aime pas les gentils

Il y a des gens qui sont trop gentils.  Vous savez, ceux qui tentent toujours de voir le bon côté de l’autre, qui finissent par être fin avec tout le monde et qui disent oui à tout!  J’en ai 3 dans mon équipe.  Ils sont majoritaire puisque nous sommes 5.

Quand je trouve quelqu’un de profondément épais ou incompétent, je ne me gêne pas pour lui faire sentir.  Je ne le traite pas de gros con en pleine face, mais l’argument dévastateur me vient facilment quand je discute avec ces personnes.    Mes collègues sont trop sympathiques.

-Ben voyons Eugénie, il faut voir le bon côté des choses.

-Ben voyons Eugénie, c’est pas si pire que ça.

-Ben voyons Eugénie, il ne faut pas se tourner vers le passé.


À un moment donné, leur gentillesse a l’effet contraire sur moi.  Ça me rend agressive.  La vie n’est pas que rose bonbon et c’est difficile de faire comprendre à ces personnes que pour obtenir des changements, il faut être mécontents, mais il faut surtout le dire.  Je ne vais pas me mettre à emmagasiner toutes mes frustrations, ça me donne des boutons.  Les boutons, il faut les péter bon.

Parmi mes collègues joyeux, il y a celle qui refuse qu’on sacre.  Elle prétend être allergique aux sacres.  Son bureau est décoré de toutes sortes de p’tits gugusses rose pâle sur lesquels c’est écrit de ne pas sacrer.

J’aime bien sacrer moi.

Un p’tit ‘bernack bien placé, ça fait du bien.

À chaque fois qu’elle entend sacrer, elle fait « chut, chut, chut, mest p’tites oreilles. »  C’est difficile à comprendre parce que ce n’est pas une personne très religieuse.  Selon elle, le sacre est agressant.  Je suis d’accord dans une certaine mesure.  Certaines personnes sacrent comme elles respirent.  Elles conjuguent câlicer et crisser à tous les modes et à tous les temps.  Les virgules sont toutes remplacées par des « hostie ».  C’est peut-être un peu trop.  Mais quand l’extincteur me tombe sur le pied à côté de la fontaine d’eau, j’peux-tu sacrer?  Quand le gars au siège-social me dit de faire sa job à sa place, j’peux-tu sacrer?  Oui, je le peux!

Le pire dans cette histoire, c’est que cette personne rose bonbon est méchante.  Vous connaissez des gens foncièrement méchant?  Ceux qui manipulent les propos d’autrui ou qui rapportent des faits en disant: « c’est juste entre toi pis moi. »?  Ceux qui vont salir votre réputation en utilisant la lame de fond simplement parce qu’ils ne vous aiment pas?  Elle est comme ça.  Visage à deux faces.  Belle, gentille, avenante en surface, mais profondément méchante.

Vous êtes en train de lire ce billet et vous avez un peu peur.  Vous vous dites sans doute que je suis un peu looser et qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui m’aime.  Sans vouloir me défendre, j’ai plein d’amis.  Ils sont un peu comme moi aussi, c’est-à-dire un peu bitch.  Ils aiment ça sacrer de temps en temps aussi.

Comme dirait l’autre, je crois qu’il faut cesser d’être gentil, il faut être vrai.

E.



J’ai une patronne, elle se dit chef, mais je préfère patronne.

Selon le Grand dictionnaire terminologique

Patronne: Personne physique détenant, en tout ou en partie, le pouvoir de diriger le travail de subordonnés dans la production d’un bien ou la fourniture d’un service.


Son pouvoir, elle ne se le donne pas en partie, croyez-moi.  Elle dirige.  Si elle prend une décision, c’est ainsi et la discussion est close.

Ce n’est pas la première fois que mon supérieur hiérarchique est une femme.  Je remarque cependant que moins nous avons de différence d’âge, plus elles sont obsédées par le contrôle qu’elles peuvent avoir sur moi.  Je remarque que ce n’est pas le cas avec mes collègues masculins.  Que voulez-vous, je suis née femme et selon toute vraisemblance, je vais mourir femme… du moins, c’est ce que je souhaite.

La dernière « cheuffe » était particulièrement, totalement, délibérément épaisse.  Même l’expression « Épaisse dans le plus mince » ne suffisait pas à la qualifier.  C’était une belle femme qui semblait avoir les deux pieds sur terre et montrait un c.v. ma foi, pratiquement parfait.   Sur papier, elle avait la tête de l’emploi.  En personne, elle avait l’intelligence d’un poisson rouge.  C’était le genre à se qualifier de spécialiste du marketing parce qu’elle avait lu un ouvrage sur le sujet.  Comme je dis souvent, ce n’est pas parce que tu as lu Spinoza que tu deviens docteur en philosophie.

Celle-ci est beaucoup plus brillante, et c’est le danger.  Quand j’y pense, elle est peut-être un peu comme Stephen Harper.  Contrôle, contrôle, contrôle et de cette façon les soldats vont demeurer dans les rangs.  Je devrais dire les soldates parce que je ne suis pas sa seule victime.

Qu’est-ce qu’ils ont les gars que nous n’avons pas pour plaire aux patronnes?

Si je faisais de la psychologie de sofa, je dirais que c’est parce qu’elle se voit en moi.  Téméraire et efficace et elle voit peut-être que je pourrais, un jour, occuper ses fonctions.  Ce n’est pas dans mes intentions, sachez-le.

Je suis à la recherche d’analyses du cas.  S.v.p. aidez-moi!

Les commentaires sont ouverts.


E.



et cetera